L'absolu bonheur. Celui qui glace par sa pureté trouvée. L'été et la mer de Bretagne. Toutes vêtues de blancs, loin de tout et tous. Nous existions, rires purs et des rêves destinée à la mort plein la tête. Vouloir vivre de Château Margaux, d'herbe et de Bach. L'Eden retrouvé un court instant, chimère à l'impossible éternité.
Le cabriolet a débarqué de nul part, a glacé le bonheur, l'a détruit, à jamais emporté. Un homme en noir et le retour à la réalité, le second est parti. Il est mort, il s'est évanoui et ne se réveillera jamais. C'en est fini, il a été rattrapé, il n'a pas su s'arrêter à temps. Une entaille dans le c½ur, un coup de poing dans les poumons. Retour à Paris, se fondre dans la foule lors de l'enterrement, toutes vêtues de noir, versées quelques larmes et balancer une fleur à la va vite.
Ainsi soit-t-il, la sentence obligatoire à ce bonheur trop intense. La nuit est teintée de démons, d'horreurs, de fleurs machiavéliques. On étouffe, on suffoque, nos pires cauchemars réunis. Cheveux noirs corbeaux, yeux calcinés, chapeau melon et bottes de cuir. Sourires élargis, extravagantes paroles, la Terre qui s'enfuit sous nos pas. Vampes des Temps Modernes
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