Mélopées orientales teintées de sons cuivrés, les ombres se rencontraient et se perdaient dans la foule. Des anonymes rattachés les uns aux autres par une cordelette de soie transparente aux Autres.

 Mélopées orientales teintées de sons cuivrés, les ombres se rencontraient et se perdaient dans la foule. Des anonymes rattachés les uns aux autres par une cordelette de soie transparente aux Autres.
Moi Solal, j'aurai su t'aimer. Tu n'aurais pas supporter, que je te comprenne. Que je sois ton double.





Il arrivera un temps où les étoiles filantes seront devenues une légende pour nos enfants et un lointain souvenir pour nous, devenus vieillards.
Dans le gris acide de la ville noire, ils nous demanderont si la Grande Ourse exista et si il était vrai que l'on pouvait voir la Lune à notre époque. Tellement gênés que nous esquiverons la question en répondant évasivement oui, les yeux emplis d'émotions. Trop abruptes pour ses regards innocents inondés d'étoiles, la vérité étant trop brûlantes. Nous n'oserions leur dire que nous n'avons jamais vu les constellations et les astres que derrière un flou, une ombre pleine d'alcool.

Plus là avant fin aout.

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 04:29

Modifié le samedi 18 juillet 2009 05:15

Sans mots. La Terre tourne et la rive Gauche n'en a pas conscience, enfermée dans son monde.

Sans mots. La Terre tourne et la rive Gauche n'en a pas conscience, enfermée dans son monde.

Le mot se cognait, dansait et se basculait. Flashback de cette enfance où nous nous donnions le vertige dans une cour éclatée de mille couleurs. Farandoles de lumières qui s'envolent avec ton image. Tout est fini, rien ne sera jamais plus. Encéphalogramme à zéro, la fin des fins, le dernier souffle est passé. Annoncée par la brutalité de la froideur, l'habitude de les voir tous périr les uns après les autres. Chacune est une brûlure, un arrachement à soi; la perte de son humanité dans le malheur. Elle était innocente, ils l'étaient tous. Et je me souviens de son corps qui s'agitait dans le vagues des terrains-vides, de tes yeux rougis par la mer que tu pleurais.
Je suis partie, claquant la porte de l'appartement, sous leur bras, perchée dans un arbre imaginaire. La musique se fit et jamais plus le monde ne fut identique. Oublier qui l'on est, se laisser envouter, et s'extasier devant ses pas, se perdre dans les bras d'un inconnu; les yeux éclatés de beauté. Revenir dangereusement à la réalité dans un basculement du corps et se rendre compte de sa futilité. Ne rien vouloir en faire, j'ai continué ma vie. Il était là, à mes côtés, et elle était mon ombre, je n'étais plus qu'un corps; une marionnette dont ils tiraient les ficelles.
Et plongée dans le noir de la nuit, je regarde cette statue à jamais figée qui regarde par la fenêtre le monde qu'elle ne pourra jamais parcourir.

(bac en prévision, absente jusqu'au résultat, 7 juillet)

# Posté le jeudi 28 mai 2009 03:31

Modifié le jeudi 28 mai 2009 05:43

Il électrisait la foule avec son corps décharné, les regards des filles se perdaient dans ses côtes, les hommes le jalousaient d'avoir conquis si facilement ses corps blancs. Et il ne pensait qu'à elle,sa dulcinée, sa belle et tendre qui était partie pour un monde meilleur.

Il électrisait la foule avec son corps décharné, les regards des filles se perdaient dans ses côtes, les hommes le jalousaient d'avoir conquis si facilement ses corps blancs. Et il ne pensait qu'à elle,sa dulcinée, sa belle et tendre qui était partie pour un monde meilleur.
- Qu'est ce que ça fait ?

- Ca te prends tes tripes, te les retournes, et donne envie de vomir. Tu ne sais plus où tu es. Tu regardes à droite, à gauche; et tout est noir. Tu entends Dylan dans le fond, tu ressens, tu te sens vivant. Mais tu ne l'es pas, les sons s'en vont, les images reviennent, et tu crèves dans l'oubli. Nous sommes tous des Anonymes de quelque chose, de quelqu'un. La vérité, c'est que tout le monde s'en fout de te voir perdre la vie sous leur yeux, leur vie continuera avec ton fantôme qui viendra hanter leur rêve. Tu étais poussière, tu retournes à l'état de poussière. Des vulgaires grains de particules qui s'échappent de toi, et tu sens la cascade du Rhin qui te traverse de long en large et qui emporte dans son courant toutes tes émotions, tes souvenirs. Et tu as un sourire béat accroché à la face de revoir des images oubliées, tes onze ans avec Elle, ton arrière-grand-mère chez elle, ta première cuite. Tu comprends que tu n'as été qu'un amas d'images, tu sais que tu en as été une pour autrui; tu comprends le Sens de tout ça. Et tu sais surtout que tout ça aura servi à rien, à part à être une Ame, un truc qui vit respire et qui a ressenti sa vie, toute sa vie, comme une pierre ravagée qui roule. Mais il est trop tard pour expliquer cela aux autres, alors tu continues de sourire en attendant de ne plus penser, car l'instant est proche.

Poupée qui avait tout compris.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 13:21

Modifié le vendredi 22 mai 2009 18:53

Vicieux personnage perché sur ton obélisque, place de la Concorde, tu contemples le monde sans rien y comprendre.

Vicieux personnage perché sur ton obélisque, place de la Concorde, tu contemples le monde sans rien y comprendre.



Elle se refusait le droit d'hurler, elle voulait se montrer toujours forte devant eux. Mais elle n'était qu'une enfant aux jambes trop martelées par la vie, par elle-même. Elle se réfugiait dans des paradis imaginaires, situés à dix pieds sur terre, elle se croyait alors vivre. Son sourire se métamorphosait en un trou abyssal et son iris disparaissait dans le noir de ses pupilles. Gamine de Paris aux membres décharnés. Elle était une gosse insupportable qui ne pouvait s'empêcher de ricaner de son propre sort, elle n'avait pas conscience de sa perte, elle s'en cachait, vivre dans le déni de son propre malheur. Toujours la même rengaine, le même couplet répété en boucle depuis des siècles. Humanité condamné à ne pas savoir être heureux, êtres fragiles, aux os striables, ce sentiment d'impossibilité qui naît dans leur âme; héritage parental et ancestral, poids que l'on porte toute sa vie sur nos petites épaules.

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Mon amour m'a abandonné,
et depuis j'ai le c½ur qui git hors de mon corps.

# Posté le jeudi 14 mai 2009 03:27

Modifié le jeudi 14 mai 2009 12:30

Émiette cet amour jusqu'à en écraser le dernier pétale.

Émiette cet amour jusqu'à en écraser le dernier pétale.


Tu interdis ce que tu tolères chez toi. Tes vices, tes cauchemars, tes pleurs. Et tu tortures les êtres faibles, tu t'en délectes, derrière tes lunettes. Ses affreuses lunettes aux verres fumés et ton sourire vicieux. Ton rictus qui vient se glisser sur ta joue, qui jouit de la souffrance d'autrui. Être détestable. J'étais ton unique et tu m'as détruite, comme tous les autres. J'étais ton Ange, ton Amour; et tu m'as brisé comme on casse du verre. Tu disais que tu m'aimais même. Et, vicieux que tu étais, tu t'amusais à me saccager par derrière. Combien de putains as-tu eu ? Combien de bars as-tu écumé pendant que j'étais en hôpital ? Tu m'as prise, tu m'as retourné et tu m'as bien baisé. Tu t'amusais de la situation, tu étais si fier d'avoir autant de filles à tes pieds que tu leur crachais la fumée en pleine gueule, à toutes ses blondes trop minces. Mais moi. J'étais nuancée. J'étais brune et tu disais que mes yeux n'étaient pas vides, que tu pouvais voir un quelque chose que tu ne savais définir. Balivernes, tu n'étais qu'un tissu de mensonges.
Il était tard, il faisait même jour et tu étais de l'autre coté du boulevard. Tu avais une bouteille de Jack Daniel's dans les mains et deux enfants sous tes bras. Leurs os auraient pu se briser d'un regard. Elles ne marchaient même plus droits et tu les embrassais, tu te sentais si beau. Et derrière tes lunettes, tu jubilais, comme toujours.Comme un beau salaud aux verres assombris par la noirceur de son âme.

# Posté le mardi 05 mai 2009 13:57

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:26